Mon expérience d’ALT au Japon, Partie 3

teachermemeVoici la 3ème et dernière partie de la série « Mon expérience d’ALT au Japon ». Si vous prenez cette série en cours de route, vous pouvez aller lire les première et deuxième parties.

Comment tu as trouvé ce job ?

En fait, c’est lui qui m’a trouvée. Il faut comprendre que c’était ma dernière année d’étude, celle où on doit en même temps pondre un mémoire, passer les concours de la fonction publique et chercher un job au cas où on ne réussit pas les concours du public (c’est en tout cas ce que font les Japonais de ma préfecture, et plutôt dans cet ordre oui, étant donné que le public paye plus que le privé dans les préfectures rurales). Travailler n’était donc absolument pas dans mes projets cette année. Vous pensez bien que si un Japonais ralentit considérablement ses activités de club et arrête généralement son petit job s’il peut se le permettre pour se mettre à fond dans les études pour sa dernière année afin d’espérer obtenir un job, je ne pensais pas pouvoir mener de front mes études et un job.

Mais l’un de mes enseignants est venu me voir pour me proposer ce travail et il ne faut pas avoir peur de dire qu’il s’agissait d’une opportunité en or : contrat en recrutement direct, donc pas d’intermédiaire, bien payé (3000 yens/h nets, soit 25 euros/h) avec emploi du temps 100% modulable (mes études étaient la priorité et j’avais la possibilité de ne pas venir travailler si j’avais besoin de me concentrer sur mes études) et, cerise sur le gâteau : c’était le collège où j’avais fait mon stage pratique (je savais où je débarquais).

Mais j’ai hésité. Pourquoi ? Parce que je ne suis pas une native speaker, je ne suis même pas bilingue et en plus je n’ai pas un niveau brillantissime en anglais. Je n’aurais même pas le niveau pour avoir un CAPES en France, je suis sûre (la littérature et moi, ça fait 2 et le vieil anglais ne m’intéresse absolument pas. Entre autres.). Je suis juste prof car j’adore ce job, j’adore les relations avec les élèves et j’ai envie de me rendre utile en les faisant progresser en anglais. Je n’aime même pas spécialement l’anglais à vrai dire (et j’ai été surprise de constater que pas mal de profs d’anglais Japonais autour de moi n’aiment pas spécialement leur matière non plus : c’est leur job de prof qu’ils aiment), même si je trouve que c’est une langue indispensable à maîtriser à notre époque si on veut avoir plus d’opportunités personnelles, professionnelles, avoir accès à toutes sortes d’informations, etc. Donc me recruter en tant qu’ALT me paraissait être une vraie arnaque (car il ne faut pas oublier que c’est un job destiné aux native speakers). J’ai exprimé mes doutes (en utilisant le mot « arnaque », oui), mais on m’a dit de ne pas m’inquiéter et que je conviendrais très bien pour le poste. Les enseignants et directeur en place étaient aussi d’accord pour me recruter, et comme ils m’avaient eu en stage, ils savaient pertinemment quel niveau d’anglais j’avais. Et pour eux, mon niveau d’anglais était suffisant pour remplir le rôle d’un ALT. Mais pour moi, j’étais un ALT au rabais et le meilleur collège de la préfecture recrutait donc un ALT au rabais. Mais j’ai accepté.

Et j’ai accepté pour une bonne raison : les 4 semaines de stage n’avaient absolument pas été suffisantes pour me préparer à devenir prof au Japon, et ça je l’avais bien senti. J’ai donc considéré ce job comme la meilleure opportunité que je puisse trouver pour me former à mon futur métier. Je vous en reparlerai dans un autre article, mais j’avais notamment des problèmes pour adapter la difficulté des tâches au niveau des élèves, pour utiliser la méthode d’enseignement demandée (la CLT : communicative language teaching) et pour m’adapter à la gestion de classe « à la japonaise » (qui est à l’opposée totale de celle « à la française »). Donc j’ai pensé à ma pomme et j’ai commencé à travailler dans ce collège.

C’était quoi ton emploi du temps ?

Il était extrêmement variable : il y avait des semaines où je faisais presque 25h, d’autres où on n’avait pas besoin de moi. Ca tournait autour de 10h, souvent des matinées, et les enseignants faisaient en sorte de ne pas me faire venir juste pour 1h dans la journée, même s’ils avaient besoin de moi pour cette heure-là.

Je ne savais pas mon emploi du temps à l’avance, même si on avait chaque vendredi l’emploi du temps de la semaine suivante (emploi du temps qui changeait donc CHAQUE semaine, pour TOUTES les matières, TOUS les niveaux). On m’informait généralement le matin même dans quel(s) niveau(x) et dans quelles classes je devais aller. Du coup, je ne savais jamais si j’allais travailler l’après-midi aussi. Des fois, on avait oublié de me dire que les élèves étaient en examen donc qu’on n’avait pas besoin de moi ce jour. On s’y habitue. Disons quand même qu’il vaut mieux ne pas avoir de famille à gérer au quotidien car c’est difficile d’être aussi flexible.

Décris-moi une de tes journées au collège !

Pour une journée complète, ça se passait comme ça :

7h30 : ARRIVEE AU COLLEGE

Je faisais en sorte d’arriver tôt, bien avant 8h, alors qu’on m’avait dit 8h30. Pourquoi ? Pas pour me faire bien voir, non, non (ma tête de sage petite bourgeoise catholique fait à elle seule son petit effet, pas besoin d’en rajouter, voyons ! XD), mais pour 2 raisons de la plus haute importance :

1°) Je sais pas pour vous, mais pour moi, savoir juste le numéro de page pour une classe, ce n’est pas suffisant. Pour remplir mon rôle d’ALT, j’ai besoin de savoir le déroulement du cours, quel sera mon rôle et comment me rendre utile au mieux à l’enseignant. J’ai donc besoin de plus de temps que 3 min avant le début du premier cours de la journée, afin d’éclaircir certains points. Si je ne comprends pas la structure du cours au moins dans les grandes lignes, c’est difficile pour moi de savoir où et comment je dois intervenir pour maximiser l’efficacité de mon rôle.

2°) Je vous ai dit que j’avais accepté le travail pour me former, n’est-ce pas ? Eh bien chaque matin, à 8h10 dans ce collège, il y a une réunion à laquelle tous les enseignants participent (même s’ils n’ont pas cours avant l’après-midi, oui, ils viennent et restent à l’école toute la journée). C’est un peu dur à imaginer en France car les enseignants y sont très indépendants, mais au Japon il s’agit vraiment d’un travail d’équipe et cette réunion matinale qu’on trouve dans tous les établissements est de première importance car elle permet aux enseignants d’échanger toutes les informations nécessaires au bon déroulement de la journée. La forme française de réunion qui s’en rapproche le plus est la réunion de changement d’équipe à l’hôpital : chacun exprime les informations importantes sur le service, les patients, les problèmes qui ont eu lieu etc. afin que le service suivant puissent prendre le relais. Là, ils se font le relais à eux-mêmes, chaque jour.

Cette réunion a une structure et un déroulement particuliers et, de plus, la prise de parole se fait de façon typiquement japonaise, donc je souhaitais vraiment l’observer tous les jours. Je voulais comprendre quels types de problèmes et comment ces problèmes étaient présentés, abordés, discutés, résolus. Je voulais savoir comment se gérait la prise de parole au sein de la hiérarchie et surtout je voulais apprendre les termes japonais spécifiques à ces réunions. Parfois, le téléphone sonnait et je pouvais aussi observer comment les enseignants répondaient au téléphone (et oui, il y a des expressions particulières pour répondre au téléphone et qui sont aussi souvent utilisées dans les entreprises).

8H50 : DEBUT DES COURS

Je faisais mon job du mieux que je pouvais, en essayant de m’adapter au style de chaque enseignant. Je faisais bien évidemment ce qu’on m’avait demandé de faire (faire répéter des phrases à la classe etc), mais je cherchais aussi à me rendre utile même sans aucune directive préalable de la part de l’enseignant en charge : je passais dans les rangs, enseignais la bonne orthographe des mots, apportais mon aide aux élèves en difficulté, notamment pour la prononciation (un peu comme une AVS parfois, car certains avaient vraiment du retard scolaire ou bien de la dyslexie donc pas mal de difficultés pour lire).

Je ne voyais pas la matinée passer.

12h40 : PAUSE DEJEUNER

En tant qu’ALT, je n’avais pas à manger avec les élèves, à la différence des enseignants en charge d’une classe (les tantou). Dans certains établissements, les ALT doivent manger avec les élèves et n’ont donc pas de pause à midi, mais ce sont souvent les ALT recrutés avec le JET et vu qu’ils sont grassement payés au mois, qu’ils travaillent ou pas, je ne pense pas que ce soit une tâche si insurmontable que ça.

La pause déjeuner n’était que de 15 minutes pour les élèves, suivie de 20 minutes de récréation et 15/20 minutes de ménage (ou inversement, parfois pas de récréation, remplacée par la pratique de la chorale ou autre). J’en profitais pour aller sur internet ou corriger des copies confiées par les enseignants.

2H : COURS DE L’APRES-MIDI

Même chose que pour le matin à la différence que les élèves étaient plus fatigués et avaient plus tendance à piquer du nez. Il faut savoir que beaucoup d’entre eux fréquentaient en plus le juku (= école après l’école, en plus de leur activité de club AVANT ET APRES les cours pour une partie d’entre eux) et dormaient donc très peu d’heures par nuit (souvent seulement 4 ou 5h). Certains gamins se levaient à 4h du matin pour finir leurs devoirs. C’était très dur pour certains qui s’endormaient réellement, mais les enseignants ne les disputaient jamais et se contentaient de les réveiller simplement. Je me suis toujours demandée en quoi être tout le temps fatigué pouvait avoir un quelconque bénéfice sur les apprentissages (et on est d’accord que c’est exactement le contraire), mais les parents de ces gamins voient leur progéniture devenir médecin, avocat ou grand ponte de la fonction publique et bourrent donc leur emploi du temps en conséquence (juku, piano, natation, arrangement floral etc). Il y a un célèbre dicton qui faisait fureur dans les années 80-90 : 四当五落  ( « Dors 4h et réussis (tes exams), dors 5h et échoue ») Et les parents de ces gamins-là sont de cette génération : ils sont avocats, médecins et hauts fonctionnaires et, pour eux, on ne peut réussir que si on arrive à se dépasser et à repousser ses limites, comme eux l’ont fait à leur époque.

4H : FIN DES COURS

Je n’avais pas d’heures supplémentaires, pas plus que l’obligation d’assister aux réunions du soir (qui de toute façon ne m’étaient pas accessibles en tant que non titulaire de mon poste), donc je me contentais de quitter le collège pour rentrer chez moi ou aller me distraire ici et là. J’avais parfois des copies à corriger, donc je le faisais devant la télé, mais c’était loin d’être tous les jours. Même pas une fois par semaine, plutôt 1 fois par mois. Par contre, quand ça venait, c’était les 4 classes (4×40 élèves) et 1 ou 2 fois dans l’année, c’était les 3 niveaux et là je demandais des délais (non, désolée, je ne prends pas sur mon temps de sommeil pour corriger des copies, sûrement pas). Des fois, je revenais aussi pendant les vacances pour aider les élèves en anglais lorsque c’était nécessaire, même si rien ne m’y obligeait. Des heures sup’ non payées, oui, mais si on besoin de moi, j’accours, c’est tout. Si ça peut soulager la charge de travail des enseignants et rendre service, je le fais (et puis c’était juste pour 3 petites journées finalement). Les enseignants étaient étonnés (mais extrêmement reconnaissants) que je revienne certains jours durant les vacances car la précédente ALT ne le faisait apparemment pas (mais bon, la précédente ALT avait un gamin, donc ça se comprend).

Est-ce que tu dirais que c’était une bonne expérience ?

Oh que oui ! Sans hésitation : oui, oui, OUI !! Franchement, cette année m’a été extrêmement utile pour progresser et me former en tant qu’enseignante d’anglais (et j’étais payée en plus !). C’était presque une sorte de stage d’un an où j’ai beaucoup appris, parfois été mise au pied du mur (il y a même eu une journée où j’ai dû remplacer au pied levé l’enseignant en charge qui était malade, je vous raconterai sûrement cette anecdote un jour) mais cette expérience m’a été à 100% profitable ! Ca valait le coup de faire un burnout finalement (et je dis ça sans ironie aucune, pour une fois XD).

Par contre, je n’en ferais pas mon métier car c’est extrêmement frustrant de n’être qu’assistant. Je sais qu’il y a beaucoup de native speakers qui deviennent aigris dans ce job et je crois que je deviendrais probablement pareil si jamais je devais faire ce job pendant des années, sans aucune perspective d’évolution. Ce n’est définitivement pas un métier où on fait carrière. Le mieux que certains native speakers peuvent obtenir, c’est d’être en charge du cours (mais toujours sous la supervision directe de l’enseignant japonais) mais ils ne peuvent prendre aucune décision concernant le curriculum ou l’organisation générale de la matière qu’ils enseignent. Certains s’en contentent apparemment sans aucun problème car il s’agit pour eux d’un job tranquille (c’est eux qui le disent), sans heures supplémentaires ou réunions interminables et qu’ils n’ont pas du tout l’âme d’éducateurs donc ils sont pleinement heureux de ne pas avoir à s’occuper d’éduquer les élèves (alors qu’un enseignant Japonais a ce rôle).

Je pensais que beaucoup plus de native speakers que ça seraient intéressés par l’acquisition d’une licence d’enseignement, mais après en avoir parlé sur des forums anglophones d’ALT, la plupart d’entre eux occupe juste ce job car ils ont une famille à faire vivre et ne sont pas spécialement intéressés par l’enseignement. Par conséquent, ils veulent juste avoir un travail tranquille, qui ne requiert aucune qualification autre que d’être un anglophone de naissance. Pour ceux qui seraient éventuellement intéressés par une licence d’enseignement, c’est souvent le niveau de japonais qui coince : beaucoup n’ont pas fait l’effort d’apprendre le japonais même après avoir vécu plusieurs années sur le sol nippon et n’ont donc pas le niveau pour obtenir cette licence. Certains font la démarche d’obtenir une licence temporaire, mais apparemment, pas tant que ça, tout simplement car ils veulent juste faire leurs cours et obtenir une licence d’enseignement les obligerait à obtenir plus de responsabilités au sein de leur établissement et ils n’en veulent pas. Je trouve ça dommage, mais chacun voit midi à sa porte, n’est-ce pas ?

Sur ce s’achève la série « Mon expérience d’ALT au Japon ». Merci de m’avoir lue jusqu’au bout ! ^o^

8 comments

  1. Ce job d’alt m’a l’air intéressant. Je suppose que c’est ce genre de job auquel j’aurai accès une fois le master en poche et un niveau au moins B2-C1 en japonais, avant de pouvoir trouver un boulot d’enseignant de fle.

    1. Merci pour ton com. ^^

      Les postes d’ALT en français sont quasi inexistants contrairement à l’anglais. Mais si tu recherches une liste des écoles qui proposent le français, et que tu envoies ton CV, peut-être que tu trouveras. Mais je ne pense pas qu’ils souhaiteront te sponsoriser pour un visa au début (il y a le problème du nombre d’heures travaillées aussi) donc il faudra probablement venir sous visa étudiant et faire ton trou comme ça.

      1. Oui je me doute bien que ça ne sera pas facile… D’autant plus que je pense venir avec un WHV et tenter ma chance dans plusieurs écoles ou instituts de langues. Ce qui m’inquiète le plus et qui est ma priorité aujourd’hui c’est d’atteindre un niveau N2-N1 d’ici la fin de mes études en France. Je n’ai qu’un niveau intermédiaire pour le moment.

  2. Cet article était le plus complet et le plus intéressant de ton blog ! J’ai vraiment apprécié de le lire !
    (C’est marrant de voir ton parcours au fur et à mesure, je lis un article ou deux par jour)

    Je me retrouve pas mal dans ce que tu dis, et ça m’encourage encore plus à m’engager dans cette voie (bon sang, je suis prêt à sacrifier travail, visa et appartement pour vivre ça quand même ) !

    Ca me rassure énormément aussi de savoir que tu ne t’estimes pas niveau native (que ce soit en anglais ou japonais), car je t’avoue que c’est ce qui m’inquiétait le plus moi-même. J’ai un très bon niveau en anglais, mais j’ai proportionnellement peu de pratique (un peu plus déjà depuis que je bosse au Japon, paradoxalement), donc je me traîne encore un peu une prononciation française sur certains sons. Je travaille pas mal dessus en ce moment. Mais tout ça pour dire que j’avais un peu l’impression que j’allais devoir “duper” les responsables de l’école quand je m’imaginais, à mon tour, enseigner en tant qu’ALT. Bon, c’est quand même “un peu” ce que j’ai fait dans mon entreprise, on m’a recruté (sans me le dire) exclusivement pour mon niveau en anglais/japonais, mais sans vérifier si j’avais un bon niveau en anglais. Alors coup de bol pour eux, c’était le cas (y sont cons quand même), mais avec à l’époque 0 expérience à l’oral (pur produit d’autodidacte), il m’a fallu du temps pour prendre un bon rythme à l’oral. Bref, je serai un peu en terrain connu en ce sens.

    Tout ça pour dire que voir que tu as eu ces doutes également me rassure un peu, et me motive.
    D’autant plus que comme toi, ce qui m’attire le plus c’est vraiment ce contact avec les élèves. Même si moi j’aime vraiment l’étude des langues en soi (évidemment je me doute que tu ne détestes pas ça non plus ^^). Mais pas l’anglais plus qu’une autre.

    J’en étais aussi venu à la même conclusion que toi (même si je ne me suis pas renseigné sur la question) : en tant que Français on a le sentiment d’être mis en comparaison avec les anglophones, mais en réalité non, car la plupart des anglophones ne prennent pas la peine d’obtenir le niveau nécessaire en japonais, et s’ils le font, ce n’est pas pour obtenir un job aussi exigeant et peu rémunérateur. Donc au final, on n’a pas vraiment de “concurrents”, on est un peu dans une case à part (bien que généralement moins recherchée). On est étrangers, avec toutes les particularités culturelles que ça implique, on a ce côté exotique qui peut intéresser l’élève (et le directeur), et on a (généralement) un meilleur niveau en anglais que les profs japonais, en échange d’un moins bon niveau en japonais. Bref, on a des cartes à jouer, notre deck n’est pas complètement inférieur à celui des autres.

    Pour terminer, une question : Tu expliques que cette opportunité t’a été offerte par un de tes enseignants. Est-ce que tu sais si ce sont des occasions qui se présentent souvent, ou tu as vraiment eu un coup de bol cosmique? Dans l’hypothèse où je voudrais profiter du même genre d’expérience (parce que j’ai l’impression que ça t’a vraiment beaucoup apporté), est-ce que je pourrais forcer cette chance à ton avis? Si oui, comment? Je pense par exemple à demander directement aux enseignants s’ils n’ont pas des pistes, voire à contacter des collèges moi-même (pas des lycées, car ça me ferait essuyer un premier refus avant d’espérer me faire recruter, et ce ne serait pas pertinent). Je dois avouer moyen de me trouver du piston aussi si nécessaire (mais je préfère garder ces cartes en main pour la recherche de job, là encore).

    1. “Cet article était le plus complet et le plus intéressant de ton blog ! J’ai vraiment apprécié de le lire !”
      MERCI !!!^o^

      “J’en étais aussi venu à la même conclusion que toi (même si je ne me suis pas renseigné sur la question) : en tant que Français on a le sentiment d’être mis en comparaison avec les anglophones, mais en réalité non, car la plupart des anglophones ne prennent pas la peine d’obtenir le niveau nécessaire en japonais, et s’ils le font, ce n’est pas pour obtenir un job aussi exigeant et peu rémunérateur. Donc au final, on n’a pas vraiment de “concurrents”, on est un peu dans une case à part (bien que généralement moins recherchée). On est étrangers, avec toutes les particularités culturelles que ça implique, on a ce côté exotique qui peut intéresser l’élève (et le directeur), et on a (généralement) un meilleur niveau en anglais que les profs japonais, en échange d’un moins bon niveau en japonais. Bref, on a des cartes à jouer, notre deck n’est pas complètement inférieur à celui des autres.”

      Exact. Tant que les native ne se donneront pas la peine d’acquérir une licence d’enseignement, on aura des cartes à jouer.

      Pour ta question de trouver une place d’ALT, le piston ne va pas être ton premier problème. Ton obstacle sera d’obtenir un poste de joukin pour obtenir le visa instructor. Sinon, pour un poste d’ALT qui est en hijoukin normalement, il faut avoir fait 12 ans d’études en langue anglaise (cours 100% en anglais). Cette condition n’est pas nécessaire pour une poste de joukin. Or, pour un poste de joukin, il faut normalement une licence d’enseignement. Si tu veux devenir ALT pour tester le métier, il va falloir que tu le fasses sous un autre visa (étudiant etc).

  3. Merci pour ta réponse !

    Je viens de réaliser que ma question manquait un peu de clarté, donc je vais repréciser.
    En considérant que j’intègre une université pour obtenir la licence d’enseignement, quelles sont mes chances d’obtenir un poste d’ALT sur toute l’année de la même manière que tu l’as fait? En gros, une sorte de temps partiel en parallèle des études de manière à se préparer au métier d’enseignement.
    Mon objectif n’est pas à terme de devenir ALT, donc ce serait vraiment dans une optique de formation en parallèle des études.

    Tu sembles dire que dans ton cas, c’était un peu l’occasion rêvée, on te fait la proposition alors que tu n’es pas anglaise, emploi du temps aménagé, tout ça, donc je me demandais si en faisant jouer des contacts (professeurs ou contacts perso) il te semble possible de vivre la même expérience, ou alors est-ce qu’il faut simplement prier pour avoir un gros coup de bol?

    1. Si tu veux obtenir ta licence spécilisée en 3 ans au lieu de 6, tu ne vas pas avoir le temps les deux premières années (cours tte la journée). Il me restait seulement le mémoire la 3ème année donc javais mes journées de libre. Tu n’as pas le droit d’avoir des cours qui se chevauchent et tu n’as pas le droit de ne pas assister au cours pour travailler. Ensuite, j’avais fait mon stage pratique dans cette école donc ils me connaissaient. En plus, ils cherchaient précisément une personne à ce moment précis. Donc ça fait bcp de conditions à réunir. Néanmoins, qui ne demande rien n’a rien, donc durant l’année qui précède ton année de libre, tu peux faire passer le mot à tes profs pour qu’ils essaient de te trouver une place.

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