Les 3 composantes de la licence d’enseignement

hiring-now-1024x733Je vous avais parlé il y a longtemps des différents types de licence d’enseignement existant au Japon et je ne m’étais pas vraiment étendue sur leur contenu. Voici donc un aperçu de ce qu’il est nécessaire d’étudier pour obtenir une licence d’enseignement au Japon.

Suivant la licence, le nombre de crédits que vous devez obtenir est différent, et bien sûr le contenu lui-même à étudier sera différent. Il existe toutefois une partie commune pour chaque licence, permettant d’obtenir plus facilement une deuxième ou une troisième licence d’enseignement. Les Japonais étudient d’ailleurs souvent pour en obtenir au moins deux.

Il existe un minimum légal de crédits pour obtenir une licence d’enseignement, mais beaucoup d’universités (surtout les facultés d’éducation) rajoutent souvent des crédits à obtenir pour accorder une licence.

 

Chaque licence a 3 composantes :

 

  • une composante disciplinaire
  • une composante pédagogique
  • une composante transversale

 

La composante disciplinaire : Ce sont des cours sur la (les) matière(s) que vous allez enseigner. Pour l’anglais par exemple, ce seront des cours de phonétique, grammaire, littérature etc. Ces cours sont plus ou moins exigeants selon les universités et facultés.

La composante pédagogique : didactique de la (des) matière(s) que vous allez enseigner, mais aussi une introduction au monde de l’enseignement, psychologie de l’enfant/de l‘adolescent, didactique de l’enseignement moral (sauf pour les licences niveau lycée), seito shidou (pas vraiment d’équivalent en français, “student guidance” en anglais. Cest pour le rôle d’éducateur de l’enseignant.), etc.

La composante transversale : C’est un peu la catégorie fourre-tout. Elle comprend la Constitution Japonaise, un cours de communication en langue étrangère, du sport et de l’informatique. Les étudiants doivent en plus faire différents stages d’observation et de pratique au sein d’écoles. Pour les licences autres que le niveau lycée, il est aussi nécessaire pour les étudiants de faire des stages en hôpital pour les soins infirmiers, au sein des services sociaux, dans des maisons de retraite ou d’handicapés.

Le tableau suivant vous renseigne sur le nombre de crédits minimum légal à obtenir pour chaque type de licence. A noter qu’il est nécessaire d’obtenir tous les crédits d’une licence normale en plus de ceux de la licence d’enseignement “besoins éducatifs spéciaux” pour travailler dans des écoles pour enfants handicapés.

tablelicence

Dans ce tableau, vous remarquez un type II pour la licence. C’est une licence que très peu de gens obtiennent actuellement car elle est considérée comme obsolète. Comme dans beaucoup de pays, on assiste à un phénomène de “masterisation” : le gouvernement recommande aux enseignants de se former pour obtenir un master (licence niveau “advanced”, celle que j’appelle “spécialisée”). Ce n’est pas encore une obligation, mais il se peut que ça le devienne d’ici quelques années. Du coup, la majorité des futurs enseignants se contente d’un type I, niveau bachelor (niveau licence en France).

Etant donné qu’il ne s’agit que du minimum légal, chaque université a le droit d’exiger de la part des étudiants qu’ils obtiennent plus de crédits pour leur donner une licence et la plupart ne s’en prive pas. Mais même dans ce cas, il n’est pas difficile d’obtenir une licence d’enseignement, du moment que vous êtes capable d’écrire des rapports en japonais. Une fois qu’une fac a accepté de vous prendre comme étudiant, c’est rare qu’elle ne vous accorde pas les crédits en fin de compte, à moins que vous le fassiez vraiment exprès et que vous veniez en touriste.

One comment

  1. Ohyo !
    Omoshiroye !
    En comparant avec ce qui est demandé en France c’est quelquepart plus complet et raisonnable.
    Il est à noter qu’en France pendant des années c’était seule la part disciplinaire qui importait. Aujourd’hui une tentative d’allier disciplinaire universitaire, didactique professionnelle (ESPE) et une part éthique du fonctionnaire, le tout enveloppé dans un parcours Master. le fameux Capes qui est un concours est devenu une double condition avec le master, diplôme qui avant n’était pas indispensable car une licence (today L3) suffisait.
    En France le niveau disciplinaire exigé est élevé, le niveau didactique sous-développé et quand à l’éthique elle n’en est qu’à ses balbutiements.
    Après dans les deux cas il ya ce qui est noté sur le papier, le coût des études et l’évolution de la profession et je suis surpris de constater qu’au Japon cela a l’air pour l’instant d’être mieux. Il reste donc la réalité du terrain et ton témoignage penche plutôt vers le positif. En france cela dépend vraiment de l’équipe pédagogique avec qui tu travailles cela peut aller du merveilleux vers l’ubuesque. Ceci dit le rapport enseignant-élève est clé et peut changer du tout au tout et heureusement !
    Mata ne !

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